Trace – Ris

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Comment vous dire qu’il existe des raisons de quitter son isolement médiatique (AHAH), conséquence de choix de vie assez banals, mais qui ont conduit ce lieu à devenir silencieux et calme, pourtant si extatique, bruyant, il y a quelques années. Et c’est d’autant plus étonnant de vous revenir avec un petit groupe français, qui attend son heure; encore jeune et pourtant déjà rutilant, un collectif de petits qui nous envoie des riffs lénifiants, des chœurs comme on en veut tout le temps, transpercé par un saxo-filant, mené d’un raconteur-chanteur au potentiel assez salaud. Beaucoup de choses, donc. Cette musique sent le live, les enfants, et cela m’a sorti de ma torpeur. A suivre.

Jean leBeauregard

Benoit & Sergio – Your Darkness

 

Trop longtemps, encore une fois. D’autant plus qu’il y en un paquet des petits sons qui sont passés ce dernier mois, et qui, été oblige, réussisse enfin à nous mettre une bonne poire. On va se faire une petit playlist, je pense. Benoit et son gros Serge de copain ont décidé de nous livrer un de ces rythmes entêtants, en mode arpegiattor pas trop complexe, voix-codée, et rythmique bien popasse bien sympa. Ca file une sacré banane. Stop aux fruits, venez danser.

Jean leBaltimore

Paume – Follies

Décidément. Entre la pluie de merde de l’été-printemps du plus bel effet dont nous sommes gratifiés, et la montée du nationalisme européen, Paume nous livre ce petit track soyeux, que des bonnes nouvelles. Super tendance, beaucoup trop in, ce son n’en reste pas moins une jolie pièce d’émotion plus bien menée, et c’est français. Que demander de plus ?

NB: Soundcloud a décidé de nous faire un petit plantage de serveur, donc mangez donc cet bonne grosse part de Google. Miam.

Jean leBalestfait

 

Man Power- Velvet Arms (edit)

Qui n’aurait pas rêvé d’une musique pareille en 1984 ? Honnêtement ca me rappelle autant mes débuts sur le bien-nommé Reason (résonne en swahili mexicain) que des vieuxvieux sons de The Cure – période Seventeen Seconds. Je pense que la voix vous fera le même effet. Cet espèce d’écho mystique à la bassline légèrement prononcée en ravira plus d’un, et je pense qu’il a tout à fait sa place dans un tel panthéon musical – je parle bien sûr de ma discothèque. Suffisamment perché pour se croire perdu dans un arbre Mojo des plus tortueux…

Jean laBassefréquence

 

Jamie xx – GIRL

 

Et en plus il a fait semblant le coquin! Mixée par James Blake lors d’une enième participation à une antépénultième émission de BBC 1, cette track a d’abord été présentée comme celle d’un illustre inconnu. Monsieur avait sans doute peur de l’insuccès de celle-ci, puis le jour ou ca buzz, easy freasy on récupère le mérite. Non en vrai c’est de la bonne boulette ce petit son, du beat bien lent et ramassé appuyé par des vocals éthérées mais comme on aime. Donc pas d’embrouille et tous en piste. Basous

Nouvelle/officielle/belle version sur le tube:

PS: on se revoit bientôt

White Light #96 – Paradis

Stop à la chipote. Il arrive bien souvent que nos mix (j’entends ici le nous de manière général, « nous les humanoides bien trop cons ») préférés ne soient en réalité qu’une compilation des meilleurs 10 minutes de note vie et de 50 autres un petit plus chiante, même si de qualité objective. Je dirais qu’ici ce n’est pas le cas, mais que tout n’est pas à prendre: les petits Francais de Paradis ont un talent et un sens poétique indéniables, mais personne n’est parfait. CEPENDANT, et j’insiste, si vous voulez être emportés par les 20 premières minutes minimales les plus douces et rythmées de votre pauvre existence, c’est ici. Mention spéciale à la deuxième track, qui ne me laisse plus tranquille depuis une semaine. A vous les enfants.

Jean leBrunolemaire

Maricopa – This Way Forever

Doux comme une brisée printanière, le weekend est venu nous en mettre plein la face. Je parle en bon français, je crois qu’il pleuvait encore à Hartington. Trêve de compliments ethniques, je pense qu’il est temps de le dire: encore une pépite. Once again putain. Maricopa, fan de l’Arizona et de sa tradition de la chasse au mexicain centenaire, s’est décidé à nous lâcher encore une de ces tracks légères, easy, quizzy tout ça. Un bonne loop vocale, des nappes bien noctures, on est là quoi. A déguster avec mélancolie.

Serge le Déserteur

Factory Floor – How You Say (Daniel Avery VMX)

C’est pas peut dire qu’on l’avait toujours écouté avec bienveillance le petite Daniel chez House of Disco, plein de douceur et de house comme vous l’aviez déjà deviné sans nous. Trêve de palabres, je vous vois pas assez souvent pour être sûr que vous soyez vraiment là quand je m’adresse à vous, donc abrégeons, n’est-ce pas ? Le cri est lancinant, la basse pénètre – et pas qu’un peu, le sample efficace. Ca pourrait sonner comme du Jon Hop. Je crois qu’on est tous là, non ? Béton.

Night Touch – Orthy

Ne soyez pas timides. Il faut savoir lâcher prise, se laisser couler parfois dans le moule bien déprimant de l’hiver. Dans ces moments là, on a tendance à tomber plus facilement pour un petit truc mélancolique, un peu plaintif et mélodique. Et c’est notre cher Orthy, avec sa pochette en toute tendance contemplative, qui nous fait ce plaisir, en nous délivrant au creux des mains un avertissement des plus jolis, dans lequel il nous prévient: il ne nous arrêtera pas. Tant mieux.

Jean leBienfrappé

Session Victim – Can’t Help it EP

Hé oui, on a tapé dans l’extrait. C’est pas trop dans nos habitudes, mais la pépite est belle et, bien que fragmentaire, nous laisse entrapercevoir trois tracks bien fatass, dont le libellé très générique (on a jamais demandé aux producteurs de house de nous pondre un roman justificatif de leurs titres de sons) ne reflète sûrement pas la qualité. Si la première, Pass the diesel, nous séduit par ses premières notes mais doit encore faire ses preuves, Hyuwee est un tube en puissance qui ne demande qu’une chose: rajoutez moi trois minutes et je fais shaker ses gros boules easy.

Serge le Quantificateur

DJ Koze – Mix for XLR8R

Oui oui c’est Daphni/Caribou. Aucun rapport. aucun.

Alors voilà, je continue dans le mix, en ce moment y a que ca de vrai (c’est faux), mais surtout, il fait bien trop froid pour que mes petites mimines – et les vôtres – s’exposent à la douleur: il vaut donc mieux laisser tourner tout ca. Or il n’est pas rare d’avoir l’envie irrésistible de zapper, le son de la minute 14 vous faisant chier à mort, d’autant plus que c’est la 145e fois que vous l’écouter. Je vous propose donc le DJ Koze nouveau, incoercible, ineffable, il ne vous lâchera plus de son bon goût et de sa douceur, chaque transition relevant de l’intelligence émotive la plus relative – chaque minute est une progression dans un rêve chelou. Ca vient de Décembre, c’est chaud, que demande donc le peuple ?

Serge le Féridique

Eddie C – Voyage Voyage

Pourquoi celle-ci ? C’est à dire que dans le flots -bonnes, et il y en a- des traques que l’on peut trouver ca et, il y a ce souvenir. Celui d’une disco sans concession, un petit air kitsch et qu’on aime dire ressassé, mais qui, quand il est bien fait et vient de loin, plait à l’infini. Eddie m’a déjà eu comme ca. Encore une fois,vous n’en profiterez que dans une écoute dynamique, faite de pas improbables et de déshinibition. Une bonne stéréo des familles; les yeux fermés. Allez.

J’ai dit: ALLEZ

Jean laBigdata

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