Random Access Memories – l’Arnaque

Vous nous connaissez suffisamment pour savoir que l’on a tendance a être trop fier et trop paresseux pour sortir des review dans l’ère du temps et le jour même de la sortie d’un album. Mais pour this bit, je pensais que c’était important.

On va pas recommencer le florilege, Daft Punk est un des premiers groupes, gamin, qui m’a fait vibrer et ce avant même que la French Touch n’entre dans nos univers. Je ne crois pas être le seul, surtout quand on voit la quantité de merdes sous-produites et mal inspirées qui ont été dérivées du style inventé par les deux compères.

Cependant, il y a un hic: à l’heure de Has it leaked, plus aucun album n’est à l’abri de l’early listen, qui peut vite se transformer en torrent de crachats sur le veb. Bon alors, depuis hier j’ai lu vraiment beaucoup de critiques négatives, d’autres très positives, et après une longue écoute hier soir, je pense pouvoir le dire: les gens qui aiment cet album ont des goûts de chiotte.

Bien produit, ca c’est sur. Quoique la batterie manque sérieusement d’intensité, pourrait même être qualifiée de mollassonne: euh, LE kick à la Daft, ca vous dit quelque chose ? Oui ? Et bien allez vous faire mettre. Le problème c’est que la qualité de la prod, ca nous permet de juger un son de R.Kelly. Pas de "ça". Oui oui, "ça".

Si je devais résumer en un paragraphe assez synthétique les raisons de la non-qualité de cet opus, parce que c’était déjà assez chiant et triste de devoir l’écouter jusqu’au bout: basique, cet alboum ressemble à un best of disco au vocodage intempestif et aux références moisies. Ses beats sont horriblement plats, l’esprit ultra kitsch, on dirait que les mecs sont restés sur "Something about you" et ont décidé d’en produire des ersatz bien inutiles. Mainstream à en crever, cet ouvrage fait l’erreur de vouloir plaire à tout le monde (Columbia oblige) pour ne finalement faire bander personne, quitte à faire perdre à DP le peu d’aura mystique qu’ils leur restait.

Selon moi, la deuxieme track de cet album représente bien le marasme musical dans lequel ils se sont engagés: sur une basse issue d’un porno des années 90, une mélodie ressemblant vaguement à un jazz d’ascenseur mixé par The Cure dans leur pire période conduit le morceau. Monstrueux.
Le plus hallucinant dans tout ca: la meilleure track, Giorgio by Moroder, est une ode italo-disco qui doit tout à "Giovanni Giorgio", et rien au Punks Stupides. Qui viennent décidément de vendre leur âme au diable du mauvais goût.

Allez donc le streamer, vous verrez par vous mêmes de quoi il retourne.

Edit: OK. Je suis péremptoire et un gros con qui ne sait pas attendre plusieurs mois pour vraiment "appréhender" un album. So what ?

Jean laBellesalope

Bibio – A Tout à l’heure

Oulala, ca décante ici. On va tenter de nous réveiller tout ca avec un peu de cette pop brillamment insipide et terriblement entrainante. Et c’est Bibio qui s’y colle: cette track au nom nationalement inspirée, qui acquiert ainsi le tampon "référence cliché", ne démérite pas pour autant. Un gimmick facile, de la guitare old filtered, un air de douceur dans une ère d’oppression. Une chanson de l’été quoi.

Serge le Sulfureux

Traumer – Flow

Et ça, c’est pour vraiment la lui mettre dans l’anouche. Réveillez vos esprits engourdis par cette pluie merdique, et bouffez donc de cette bonne grosse platrée de Traumer, car oui, décidement, en cette heure et au delà, le jeune type nous plait vraiment. Il arnaque les grands mères avec classe en sortant deux EPs sur deux labels différents, ainsi qu’un truc sacrément dark sous son nom d’origine wimixed, Roman Poncet.

Et le voilà donc de retour ici avec une track bien punchy, une house saccadée comme en a besoin parfois, c’est à dire maintenant. Bien que claquante tout du long, superbe drop à 4.40. NICE.

Serge le Maître d’Armes

Juk Juk – Winter Turn Spring

Alors aujourd’hui, premier mai, un dieu quelconque nous fait savoir avec un temps de merde qu’il nous pisse à la raie. Et pour lui prouver qu’on s’en balance de ses délires super agressifs envers l’humanité ses derniers temps, j’ai envie de vous faire une spéciale 1th of May: deux posts pour le prix d’un. Allez, je vous sens chauds.

On commence donc avec un amas musical assez hallucinant, c’est vieux mais ca passe, on dira du Four Tet assez emmêlé dans son propre cerveau, mais le beat, les samples chépers et la basse gratos (2.40), sont louables, vraiment.

Jean leBaoxilai

Siriusmo – Itchy

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On avait entendu parler d’une sortie d’album le 21 mai, Enthusiast. A l’inverse, on a complètement manqué le fat spoiler que constitue ce "léger" aperçu qu’est Itchy. Comment décrire ca ? Mmmh… loin ? Non sérieusement comme à son habitude le geek nous balance un fatras indescriptible dans la gueule. Roulant, épique, synthé-tisé (blague bonjour), mélodieux, gamin, brutal. Voilà, on attend la suite, qui, malgré un Rantanplant un peu chelou, s’annonce salée.

Et c’est gratuit, messieurs dames.

Serge le Serpent

Jon Hopkins – Open Eye Signal

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Ca va faire maintenant quatre bons jours que ça bourrine dans nos chaumières. Alors que la pluie pointe le bout de son nez, pourquoi ne pas enterrer ses sourds et mauvais sentiments dans un déluge de basses technoisées ? couches après couche, la violence se construit; fermeriez-vous les yeux, un chaos indescriptible. Et ca donne envie de tout cracher, non ? A écouter avec la volonté de vous investir. Au milieu d’une foule.

Jean leBougredâne

Traumer – INNOCENT EP

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Ce serait un peu se foutre de votre gueule de disparaître comme ça. Surtout qu’on en a pas vraiment fini, la saison se prête enfin à notre activité, et les sons de qualité pointent enfin le bout de leur nez (on a pas raté l’album de ce beau Nobo, je vous rassure). Et là, il est temps de faire marcher la machine pour la bonne cause: on connait les mecs qui back up tout ça.
Copinage ! Ignominie en ces temps de transparence. Sauf que oui, on s’en fout, et non, c’est pas de la merde, OH putain non. le petit gars avait déjà convaincu certain d’entre vous avec un Drive maitrisé, et nous revient avec un EP bien fat. Alors je suis pas là pour vous bourrer le mou et vous convaincre de la puissancitude de chacun des morceaux (qui flatteront le cul et les oreilles de beaucoup d’entre vous). Deux mots: TWO HEADS.

En fait non, quatre: SLOW RUN. Nice video les enfants.

Serge le Vendu

Adriano Celentano – Svalutation

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Soufflerie : parce qu’Au Fruit on a pas la science infuse et que, damn, on est jamais à l’abri d’un bon tuyau, On vous balance ce petit chef d’oeuvre de playback italien qui te la COLLE méchant! Alors secoue ton pied, secoue ton boule et tes épaules tant que tu le peux sur tes 30 centimètres carrés de banc public en plastique : ÇA c’est l’Italie qu’on aime!

Paul LeFruitsec

DJ Koze – Amygdala

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Cela fait près de deux semaines que je voulais le lâcher, celui-là. C’est pourtant pas compliqué, merde, d’écrire trois mots à deux boules sur cette production qui survient après 8 années de relatif silence (quelques remix et EP par ci par là pour faire plaisir à Kompakt). Et d’après vous, c’est comment ? si je vous en parle, c’est que ça ne pue pas trop en théorie; je pense même pouvoir aller plus loin. Au delà de l’étrange, au delà de la totale contingence et gratuité de nombreux choix de cet album, celui-ci est une boite de Quality Street mixé avec des acides.

C’est beau, enivrant par moments; sur un beat plus classique que ces prods habituelles, le vieux briscard d’Outre-Rhin brise nos résistances avec des loops épileptiques, parfois carrément absurdes et foutage de gueule. On ajoute là-dessus des vocales tantôt maladroites et touchantes, tantôt parfaitement délirantes et hallucinées; il ne reste plus qu’à déguster ce gros paquet mou d’émotions brutes, une électro qui nous rappelle étrangement notre enfance, bien qu’étant complètement venue d’ailleurs.

Jean leBrouillardeguerre

Anthony Hamilton & Elayna Boynton – Freedom ( Björn Störig Edit )

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OK les mecs, post express! Je suis à deux doigts de me barrer de chez moi donc ne vous attendez pas à un roman! Par contre je vous balance ceci en pépite-du-soir-bonsoir-ta-gueule, alors vous allez me dire "ah ouais mais ca me dit un truc" (bravo, super la réthorique), sauf que putain, c’est quand même un mastering QUI BALANCE DANS TON!

Belle nuit vous.

(C’est du gratos en plus, alors ca se download tout ca)!

Paul LaFaisandière

Coma – My Orbit

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Admettons le: notre dernier post de l’ami n’était pas des plus brillants. Néanmoins, je ne saurais nier le talent incertain qu’a ce duo à créer une forme de pop minimaliste et faussement – ou peut-être pas – aérienne. Et le voilà encore à l’oeuvre: perdu entre une voix delayée sa mère et un banger 8-bit à la basse revisitée, ce son fait office de caféine largement acceptable. Il s’agit donc d’en ingurgiter tant qu’on peut.

Jean leBaladeurcassette

Little Freaky Things – Nightfall

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Truc de fraîcheur, j’ai entendu dire. Allez… un peu de facilite est toujours la bienvenue ici, don’t you think ? Surtout qu’on l’a au frigo depuis plus d’une semaine, et il remue dans nos playlists avec impatience. Alors, pour tous ceux qui ont l’honnêteté de reconnaitre qu’une lead vocal feminine sur un beat saccadé pareils c’est chic, voila la petite derniere de ces illlustres inconnus (mais sacrement supportes, vous verrez le line-up).

Serge le Fasciné

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