Héritage : Shinichi Osawa

Rien n’est inventé: tout est réécrit. la littérature, la musique, l’art en général ne laisse jamais place à la véritable, l’unique originalité: d’aucuns ont des maîtres, d’autres des influences, certains des lectures, d’autres se disent et se déclarent fermement indépendants mais laissent généralement traîner l’oeil ou l’oreille là ou fleurent la beauté et l’intelligence, en matière de musique comme de pensée. EN GROS, personne ne saurait s’inventer sans reconnaître ses « lieux » de naissance: c’est ce que je me propose de faire dans ce type d’article, c’est à dire évoquer un des artistes qui ont nourri,  ont « fait prendre la sauce », et finalement ont été à l’origine de la naissance du Fruit.

Initialement, je voulais juste vous poster une track, mais j’ai cédé à la tentation d’en faire découvrir plus à ceux qui ne connaîtrait pas ce nippon au nom impayable,qui est pourtant dans nos oreilles depuis de nombreuses années. pour ceux d’entre vous qui le connaissent, c’est un des artistes les plus prolifiques de ces dernières années (malgré le quasi silence radio de ce dernier depuis la sortie de son dernier album, S02) et l’influence du rock sur sa musique joue énormément sur les sonorités de ses productions, qui ont pour habitude d’être des compositions électroniques empreintées de house surprenantes, constamment couvert par un filtre techno et d’une rythmique banger. Pour les autres, il va donc falloir y aller lentement: son univers, sans doute peu forcément accessible au premier abord, ressemble un peu aux chiottes de l’Elysée: c’est beau, c’est fort, ca brille, et tout d’un coup, c’est dégueulasse et ca déborde (je fais içi référence à des titres hallucinants de mauvais goût tels que BBG BBB).  Allez-y donc à votre rythme, on ne se presse pas, on a le temps, tout ça est sorti il y a un bout de temps donc no buzz no pressure, la vie est belle quoi, et profitez de notre Japonais préféré (il fallait qu’il y en ait un).

Voici donc le son qui nous a fait découvrir le petit Shinichi:

Passons sur son album The One, dont seules quelques tracks (sa cover de Star Guitar par exemple), de façon assez indépendantes, vont nous marquer. En réalité, c’est S02 qui va s’annoncer comme un tournant dans cette musique: moins martelante – ou alors de façon plus à propos, plus épique, usant à merveille des effets vocoders, aux accents techniques extrêmement différents entre les chansons – il y a un gros contraste entre un titre comme Thank You For Your Love et les sons produits en association avec un des jeunes papas de la Techno, Paul Chambers. Il raconte ENFIN une histoire, plutôt belle de surcroît.

Je pense ainsi à la chanson phare de l’album susnommé, Love Will Guide You

Au mélancolique/pleure-avec-moi Thank You for Your Love

A l’un des meilleurs remix qui vous puissiez encore entendre de la défunte chanteuse du Velvet Underground

Et enfin, au titre qui m’a poussé à faire ce post, « Iris », et qui lui atteste de la nouvelle tendance dite agressive/efficace/AAAAAAH/YEEEES des productions de Shinichi Osawa, et qui, il faut le dire, ne manque pas de PUNCH:

Voilà, j’espère que je vous ai donné une petite fringale – même si tout ca doit bien paraître étouffe-chrétien. Maintenant, c’est vous qui décidez: la gerbe ou la GRANDE BOUFFE.

Jean leBracassé

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